Blog / 13 June 2026

UIMM : Rôle, Services et Impact sur l’Industrie Manufacturière Française

Dans le paysage économique français, l’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) occupe une position stratégique au cœur de l’écosystème industriel. Représentant plus de 40 000 entreprises du secteur de la métallurgie et employant près de 2 millions de salariés, l’UIMM s’impose comme un acteur incontournable pour accompagner les défis de l’industrie manufacturière française. En 2026, alors que la transformation digitale et l’Industrie 4.0 redéfinissent les codes de la production, l’organisation patronale joue un rôle déterminant dans la modernisation du tissu industriel national. De la négociation des conventions collectives à l’accompagnement à la formation professionnelle, en passant par le conseil stratégique et l’observatoire économique, l’UIMM déploie une palette de services essentiels pour soutenir la compétitivité des entreprises industrielles françaises.

Qu’est-ce que l’UIMM ? Présentation et missions fondamentales

L’Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) est la principale organisation professionnelle patronale représentant les entreprises de la métallurgie en France. Fondée en 1901, elle fédère un secteur économique vital qui englobe des activités aussi diverses que la construction mécanique, l’automobile, l’aéronautique, la construction navale, l’électronique, ou encore les technologies de l’information.

L’UIMM ne se limite pas à une simple fédération professionnelle. Elle constitue un véritable écosystème de services au bénéfice des entreprises industrielles, quelles que soient leur taille et leur spécialité. Son rôle s’articule autour de plusieurs missions essentielles qui structurent l’ensemble de son action.

Premièrement, l’UIMM assure une fonction de représentation des intérêts des entreprises industrielles auprès des pouvoirs publics, des institutions européennes et des partenaires sociaux. Cette mission de lobbying constructif permet de porter la voix de l’industrie dans les débats économiques, sociaux et réglementaires qui façonnent l’environnement des entreprises.

Deuxièmement, l’organisation joue un rôle de négociateur social en représentant les employeurs lors des négociations de branche concernant la convention collective de la métallurgie. Cette fonction est cruciale pour maintenir un équilibre entre les intérêts économiques des entreprises et les droits des salariés.

Troisièmement, l’UIMM s’est positionnée comme un acteur majeur de la formation professionnelle avec un réseau d’établissements spécialisés dans les métiers industriels, contribuant à former chaque année des milliers de jeunes et de salariés aux compétences techniques requises par l’industrie contemporaine.

En 2026, l’UIMM représente un secteur qui génère plus de 15% du PIB industriel français et qui demeure un pilier de l’économie nationale, malgré les mutations technologiques et les défis de la mondialisation. Son influence s’étend bien au-delà de la simple défense des intérêts patronaux pour embrasser une vision stratégique de la renaissance industrielle française.

Le rôle stratégique de l’UIMM pour les entreprises industrielles

L’UIMM déploie une palette de services diversifiés destinés à accompagner les entreprises industrielles dans leur développement quotidien et leurs projets stratégiques. Cette offre de services constitue l’un des principaux atouts de l’organisation pour ses adhérents.

Au niveau du conseil juridique et social, l’UIMM met à disposition de ses entreprises membres une expertise pointue en droit du travail, droit social et relations professionnelles. Les conseillers de l’organisation accompagnent les dirigeants et responsables RH dans l’application de la législation sociale, l’interprétation de la convention collective de la métallurgie, et la gestion des situations conflictuelles. Cette assistance juridique permanente représente un gain de temps et de sécurité considérable pour les entreprises, particulièrement les PME et ETI qui ne disposent pas toujours de services juridiques internalisés.

En matière de recrutement et gestion des ressources humaines, l’UIMM collabore étroitement avec des acteurs comme Manpower Industrie pour faciliter l’adéquation entre l’offre et la demande de compétences industrielles. L’organisation développe des outils de matching emploi-formation, organise des forums de recrutement spécialisés et contribue à valoriser l’attractivité des métiers industriels auprès des jeunes générations.

L’UIMM propose également un accompagnement stratégique pour aider les entreprises à naviguer dans les transformations économiques et technologiques. Cet accompagnement peut prendre la forme d’études de marché sectorielles, de diagnostics organisationnels, de conseils en innovation ou de mise en relation avec des partenaires technologiques et financiers.

Le soutien à l’internationalisation constitue un autre volet important de l’action de l’UIMM. L’organisation aide les entreprises industrielles à identifier des opportunités d’export, à comprendre les réglementations internationales et à nouer des partenariats commerciaux à l’étranger, notamment grâce à son réseau de contacts internationaux.

Enfin, l’UIMM joue un rôle d’animateur de réseaux professionnels en organisant régulièrement des rencontres, conférences, salons professionnels et groupes de travail thématiques. Ces événements favorisent les échanges de bonnes pratiques, le partage d’expériences et la création de synergies entre entreprises du secteur industriel.

La convention collective de la métallurgie : un cadre social structurant

La convention collective nationale de la métallurgie représente l’un des textes conventionnels les plus importants du paysage social français. Négociée et gérée par l’UIMM côté patronal et les organisations syndicales représentatives côté salarié, elle régit les conditions de travail et d’emploi de près de 2 millions de salariés en 2026.

Cette convention collective couvre un périmètre très large d’activités industrielles, allant de la fabrication de machines-outils à l’industrie automobile, en passant par l’électronique, l’aéronautique et de nombreux autres secteurs. Elle définit un socle de droits et d’obligations qui s’applique à toutes les entreprises relevant de son champ d’application, au-delà des dispositions légales du Code du travail.

Parmi les éléments clés encadrés par la convention collective de la métallurgie figurent notamment : la classification des emplois selon une grille de coefficients hiérarchiques, les salaires minima conventionnels par niveau de qualification, les durées et aménagements du temps de travail, les congés et jours fériés, les indemnités de déplacement et frais professionnels, ainsi que les dispositifs de formation professionnelle.

Les négociations collectives menées au sein de la branche métallurgie constituent un exercice complexe et crucial. L’UIMM y représente les employeurs face aux syndicats de salariés pour trouver des compromis équilibrés entre compétitivité économique et protection sociale. Ces négociations donnent lieu régulièrement à des accords de branche portant sur des thèmes variés : l’égalité professionnelle entre hommes et femmes, l’emploi des seniors, la transition écologique, la qualité de vie au travail, ou encore l’adaptation des qualifications aux évolutions technologiques.

En 2026, face aux transformations induites par l’Industrie 4.0 et les nouvelles formes d’organisation du travail, la convention collective de la métallurgie fait l’objet d’une modernisation continue. L’UIMM travaille notamment à l’intégration de dispositions relatives au télétravail industriel, à la gestion des compétences numériques, et à l’accompagnement des transitions professionnelles rendues nécessaires par l’automatisation.

Pour les entreprises, la maîtrise de cette convention collective représente un enjeu juridique et opérationnel majeur. L’UIMM propose à cet effet des formations spécifiques, des guides pratiques et un service de veille conventionnelle pour aider les employeurs à rester conformes et à optimiser l’application des dispositions conventionnelles.

Accompagnement à la transformation digitale et Industrie 4.0

La quatrième révolution industrielle, communément désignée sous le terme d’Industrie 4.0, constitue un défi majeur pour les entreprises manufacturières françaises. L’UIMM s’est positionnée comme un acteur central de cette transformation digitale, déployant des programmes d’accompagnement spécifiquement conçus pour faciliter l’adoption des nouvelles technologies par les industriels.

L’Industrie 4.0 se caractérise par l’interconnexion des systèmes de production, l’utilisation massive de données (Big Data), l’intelligence artificielle appliquée aux processus industriels, la robotique collaborative, l’impression 3D, la réalité augmentée pour la maintenance, et l’Internet des Objets Industriels (IIoT). Ces technologies transforment radicalement les modes de production, les modèles économiques et les compétences requises.

Face à ces mutations, l’UIMM déploie plusieurs dispositifs d’accompagnement. Les programmes de sensibilisation permettent aux dirigeants et cadres industriels de comprendre les enjeux et opportunités de la digitalisation. Des ateliers pratiques, démonstrations technologiques et visites d’usines pilotes illustrent concrètement les bénéfices de l’Industrie 4.0 : gains de productivité, amélioration de la qualité, réduction des coûts, flexibilité accrue de la production.

L’UIMM propose également des diagnostics de maturité digitale permettant aux entreprises d’évaluer leur niveau d’avancement dans la transformation numérique et d’identifier les priorités d’investissement. Ces diagnostics couvrent l’ensemble des dimensions de la digitalisation : équipements de production, systèmes d’information, compétences des collaborateurs, organisation du travail et stratégie commerciale.

En partenariat avec des écosystèmes d’innovation, des centres techniques industriels et des acteurs académiques, l’UIMM facilite l’accès aux technologies émergentes. Des plateformes de démonstration permettent aux entreprises de tester des solutions avant investissement, réduisant ainsi les risques associés à l’innovation technologique.

L’organisation accompagne également les entreprises dans la recherche de financements pour leurs projets de modernisation industrielle. En 2026, de nombreux dispositifs publics soutiennent la transformation digitale de l’industrie, et l’UIMM aide ses adhérents à identifier et mobiliser ces aides : crédits d’impôt recherche, subventions régionales, programmes européens, prêts bonifiés de Bpifrance.

Consciente que la technologie seule ne suffit pas, l’UIMM insiste particulièrement sur la conduite du changement et l’implication des équipes dans les projets de transformation. Des formations au management de l’innovation et à la gestion du changement sont proposées aux cadres pour garantir l’adhésion des collaborateurs aux nouvelles organisations du travail induites par l’Industrie 4.0.

Formation professionnelle et développement des compétences industrielles

La formation industrielle représente historiquement l’un des piliers de l’action de l’UIMM. Depuis plusieurs décennies, l’organisation a développé un réseau d’établissements de formation reconnus pour leur excellence technique et leur proximité avec les réalités du terrain industriel.

Le réseau de formation de l’UIMM comprend des centres de formation d’apprentis (CFA), des écoles d’ingénieurs, des organismes de formation continue et des plateformes technologiques. Ces structures proposent des parcours complets, du CAP au diplôme d’ingénieur, couvrant l’ensemble des métiers et niveaux de qualification de l’industrie manufacturière.

L’approche pédagogique privilégiée par l’UIMM repose sur l’alternance et l’apprentissage par la pratique. Les formations associent systématiquement enseignements théoriques et mises en situation professionnelle réelles, en étroite collaboration avec les entreprises du territoire. Cette pédagogie garantit l’employabilité immédiate des diplômés et leur maîtrise concrète des gestes professionnels et des technologies industrielles.

En 2026, les programmes de formation de l’UIMM intègrent pleinement les compétences numériques devenues indispensables dans l’industrie contemporaine : programmation de robots, pilotage de machines à commande numérique, utilisation de logiciels de conception assistée par ordinateur (CAO), analyse de données de production, cybersécurité industrielle. Cette évolution des contenus pédagogiques répond directement aux besoins exprimés par les entreprises confrontées à la pénurie de profils qualifiés dans ces domaines.

Au-delà de la formation initiale, l’UIMM développe une offre riche de formation continue destinée aux salariés en poste. Ces formations permettent aux collaborateurs d’actualiser leurs compétences, de se reconvertir vers de nouveaux métiers ou de progresser dans la hiérarchie. Les thématiques couvrent aussi bien les compétences techniques (maintenance industrielle, automatismes, lean manufacturing) que les compétences transversales (management, qualité, sécurité).

L’organisation accompagne également les entreprises dans la mise en œuvre de leur plan de développement des compétences, en les aidant à identifier les besoins de formation, à construire des parcours adaptés et à mobiliser les financements disponibles via les opérateurs de compétences (OPCO). Cette ingénierie de formation sur mesure permet d’optimiser l’investissement formation et d’en maximiser l’impact opérationnel.

Dans un contexte de transformation rapide des métiers industriels, l’UIMM pilote des observatoires prospectifs des métiers et qualifications qui analysent les évolutions des emplois, identifient les métiers en tension et anticipent les besoins futurs en compétences. Ces travaux prospectifs orientent l’évolution des programmes de formation et informent les politiques publiques d’emploi et de formation.

La collaboration avec des partenaires comme Manpower Industrie renforce l’efficacité du dispositif en facilitant les passerelles entre formation et emploi. Ces synergies permettent d’organiser des sessions de recrutement directement au sein des centres de formation, de proposer des contrats en alternance et d’assurer un suivi personnalisé des parcours d’insertion professionnelle.

Le réseau territorial de l’UIMM : proximité et ancrage régional

L’efficacité de l’UIMM repose largement sur son organisation territoriale décentralisée qui lui permet d’être au plus près des réalités et besoins des entreprises industrielles sur l’ensemble du territoire français. Cette architecture en réseau constitue un atout majeur pour déployer des services adaptés aux spécificités régionales.

L’UIMM s’organise autour de délégations régionales et de syndicats territoriaux qui couvrent la totalité des régions françaises. Chaque structure territoriale dispose d’équipes permanentes dédiées à l’accompagnement des entreprises locales, avec une connaissance approfondie du tissu industriel régional, des enjeux économiques spécifiques et des acteurs institutionnels du territoire.

Ces délégations régionales assurent plusieurs fonctions essentielles. Elles constituent le premier point de contact pour les entreprises adhérentes qui peuvent y trouver conseil, information et accompagnement sur l’ensemble des problématiques sociales, juridiques, économiques et techniques. La proximité géographique facilite les échanges réguliers et permet de construire des relations de confiance durables.

Les délégations territoriales jouent également un rôle d’interface avec les institutions locales : conseils régionaux, services déconcentrés de l’État, agences de développement économique, chambres de commerce et d’industrie. Cette fonction de représentation locale permet de porter la voix des industriels dans les instances de décision territoriale et d’influencer les politiques publiques régionales en matière d’industrie, d’emploi et de formation.

L’organisation en réseau favorise également la mutualisation de bonnes pratiques entre territoires. Les délégations échangent régulièrement sur les initiatives réussies, les innovations organisationnelles et les solutions apportées à des problématiques communes. Cette intelligence collective enrichit l’offre de services et accélère la diffusion de l’innovation.

Pour contacter l’UIMM en région, les entreprises disposent de plusieurs canaux. Le site internet national propose un annuaire complet des délégations régionales avec leurs coordonnées, domaines d’intervention et équipes. Chaque délégation dispose généralement d’un site web dédié présentant son offre de services spécifique et l’actualité industrielle régionale. Les entreprises peuvent également solliciter leur délégation par téléphone, email ou en se rendant directement dans leurs locaux pour des rendez-vous personnalisés.

En 2026, les délégations régionales de l’UIMM développent une présence renforcée dans les écosystèmes d’innovation territoriaux : pôles de compétitivité, clusters industriels, technopoles, incubateurs. Cette implication permet de créer des ponts entre grandes entreprises, PME, startups, laboratoires de recherche et établissements de formation, favorisant ainsi l’émergence de projets collaboratifs et l’accélération de l’innovation industrielle.

Observatoire économique et production d’études sectorielles

L’UIMM a développé une fonction d’observation économique qui en fait une source d’information de référence sur l’industrie manufacturière française. Cette activité de veille, d’analyse et de prospective constitue un outil précieux tant pour les entreprises que pour les pouvoirs publics et les partenaires sociaux.

L’observatoire économique de l’UIMM collecte et analyse en continu des données quantitatives et qualitatives sur la santé économique du secteur industriel. Ces travaux portent sur des indicateurs variés : évolution du chiffre d’affaires et de la production, dynamique des investissements, tendances de l’emploi industriel, évolution des carnets de commandes, balance commerciale des produits manufacturés, indices de confiance des dirigeants.

L’organisation publie régulièrement des études sectorielles approfondies qui analysent les dynamiques propres à chaque filière industrielle : automobile, aéronautique, naval, ferroviaire, équipements mécaniques, électronique, etc. Ces études examinent les tendances de marché, les évolutions technologiques, les enjeux concurrentiels, les perspectives de croissance et les facteurs de risque. Elles constituent des outils d’aide à la décision stratégique pour les dirigeants d’entreprises.

Les enquêtes conjoncturelles menées par l’UIMM auprès de ses adhérents permettent de prendre le pouls de l’activité industrielle en temps réel et d’anticiper les retournements de tendance. Ces baromètres économiques sont largement relayés par les médias économiques et pris en compte par les institutions pour ajuster leurs politiques.

L’UIMM développe également des analyses prospectives qui explorent les futurs possibles de l’industrie française à moyen et long terme. Ces travaux de prospective examinent l’impact des mégatendances (transition écologique, révolution numérique, évolutions géopolitiques, transformations démographiques) sur les modèles industriels et identifient les opportunités de repositionnement stratégique.

En matière de compétences et emploi, l’UIMM produit des études détaillées sur les métiers industriels, leur évolution, les tensions de recrutement et les besoins futurs en qualifications. Ces analyses alimentent la réflexion sur l’adaptation des dispositifs de formation et orientent les stratégies de développement des compétences.

Les études de l’UIMM abordent également des thématiques transversales essentielles pour la compétitivité industrielle : innovation technologique, transformation digitale, efficacité énergétique, économie circulaire, responsabilité sociétale des entreprises, attractivité des métiers industriels. Cette approche globale permet de croiser les enjeux et d’identifier des leviers d’action systémiques.

Ces productions intellectuelles sont largement diffusées auprès des entreprises adhérentes, mais aussi des décideurs publics, des médias et du monde académique. Elles contribuent à nourrir le débat public sur l’avenir de l’industrie française et à éclairer les choix de politique économique et industrielle. En 2026, l’expertise économique de l’UIMM s’impose comme une référence incontournable pour comprendre les dynamiques du secteur manufacturier national.

L’UIMM face aux enjeux de la transition écologique

La transition écologique représente l’un des défis majeurs auxquels l’industrie manufacturière doit faire face en 2026. L’UIMM s’est pleinement saisie de cet enjeu stratégique en développant des programmes d’accompagnement spécifiques pour aider les entreprises à concilier performance économique et responsabilité environnementale.

L’organisation a structuré son action autour de plusieurs axes prioritaires. Le premier concerne l’efficacité énergétique des sites industriels. L’UIMM accompagne les entreprises dans la réalisation d’audits énergétiques, l’identification de gisements d’économies, la mise en œuvre de solutions techniques (récupération de chaleur, optimisation des process, modernisation des équipements) et l’accès aux financements dédiés à la performance énergétique.

Le deuxième axe porte sur l’économie circulaire et la réduction des déchets industriels. L’UIMM sensibilise les entreprises aux opportunités de l’économie circulaire : écoconception des produits, optimisation de l’utilisation des matières premières, valorisation des coproduits et déchets, allongement de la durée de vie des produits par la réparabilité. Des réseaux d’écologie industrielle territoriale sont encouragés pour favoriser les synergies entre entreprises.

La décarbonation de l’industrie constitue un troisième pilier de l’action de l’UIMM en matière environnementale. Face aux objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’organisation aide les industriels à établir leur bilan carbone, à définir des trajectoires de décarbonation réalistes et à identifier les technologies permettant de réduire leur empreinte climatique : électrification des procédés, hydrogène vert, captage de CO2.

L’UIMM joue également un rôle actif dans les négociations réglementaires européennes et nationales relatives à l’environnement. L’organisation veille à ce que les normes environnementales soient à la fois ambitieuses pour protéger la planète et réalistes pour préserver la compétitivité des entreprises face à la concurrence internationale. Elle plaide notamment pour des mécanismes d’ajustement carbone aux frontières et pour un soutien public fort aux investissements verts.

Enfin, l’UIMM intègre systématiquement la dimension environnementale dans ses programmes de formation, préparant ainsi les salariés et futurs professionnels aux métiers verts de l’industrie : experts en efficacité énergétique, responsables économie circulaire, ingénieurs en écoconception, techniciens en énergies renouvelables.

Innovation et recherche : l’UIMM moteur de la compétitivité industrielle

L’innovation constitue un facteur déterminant de la compétitivité des entreprises industrielles dans un environnement économique mondialisé et technologiquement évolutif. L’UIMM déploie une stratégie ambitieuse pour stimuler l’innovation au sein du tissu industriel français et faciliter le transfert de technologies entre recherche et industrie.

L’organisation entretient des partenariats stratégiques avec les principaux acteurs de la recherche française : universités, grandes écoles d’ingénieurs, organismes de recherche publics (CNRS, CEA, INRIA), centres techniques industriels. Ces collaborations favorisent les projets de recherche collaborative associant laboratoires académiques et entreprises industrielles, permettant ainsi de transformer les découvertes scientifiques en innovations commercialisables.

L’UIMM accompagne les entreprises dans l’accès aux dispositifs de soutien à l’innovation : crédit d’impôt recherche (CIR), crédit d’impôt innovation (CII), financements de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR), programmes européens Horizon Europe, aides régionales à l’innovation. Cette veille sur les financements et l’accompagnement dans le montage de dossiers permettent de maximiser les ressources mobilisables pour les projets innovants.

L’organisation anime également des réseaux d’innovation thématiques qui rassemblent entreprises, chercheurs et experts autour de défis technologiques communs : matériaux avancés, fabrication additive, intelligence artificielle appliquée à l’industrie, robotique collaborative, jumeaux numériques. Ces communautés d’innovation accélèrent la diffusion des connaissances et favorisent l’émergence de projets collaboratifs.

En 2026, l’UIMM porte une attention particulière aux innovations de rupture susceptibles de transformer profondément les modèles industriels : informatique quantique appliquée à l’optimisation de production, biotechnologies industrielles, nanotechnologies, nouvelles énergies. L’organisation organise régulièrement des événements de prospective technologique pour sensibiliser les industriels aux technologies émergentes et à leurs applications potentielles.

Consciente que l’innovation ne se limite pas à la dimension technologique, l’UIMM encourage également les innovations organisationnelles et managériales : nouvelles formes d’organisation du travail, approches agiles appliquées à l’industrie, management participatif, innovation ouverte. Ces innovations non technologiques constituent souvent des leviers de compétitivité aussi puissants que les innovations produits ou procédés.

Attractivité des métiers industriels et communication sectorielle

L’un des défis majeurs de l’industrie française en 2026 réside dans sa capacité à attirer les talents et à renouveler ses effectifs. L’UIMM déploie des efforts considérables pour améliorer l’attractivité des métiers industriels auprès des jeunes générations et du grand public.

L’organisation a développé des campagnes de communication ambitieuses visant à modifier la perception souvent dépassée de l’industrie dans l’imaginaire collectif. Ces campagnes mettent en avant la modernité des usines contemporaines, la sophistication technologique des métiers industriels, les opportunités de carrière offertes par le secteur et la contribution de l’industrie aux grands enjeux sociétaux (transition écologique, souveraineté économique, innovations améiorant la vie quotidienne).

L’UIMM multiplie les actions de découverte des métiers industriels auprès des publics scolaires : interventions dans les collèges et lycées, organisation de visites d’entreprises, participation à des forums d’orientation, mise à disposition de ressources pédagogiques pour les enseignants. Ces initiatives visent à combattre les stéréotypes et à susciter des vocations industrielles dès le plus jeune âge.

L’organisation valorise particulièrement les parcours de réussite de professionnels de l’industrie, illustrant la diversité des trajectoires possibles et les évolutions de carrière offertes par le secteur. Ces témoignages humains donnent un visage concret aux métiers industriels et démontrent qu’une carrière dans l’industrie peut être à la fois épanouissante et socialement valorisante.

L’UIMM travaille également sur la question de la mixité et de la diversité dans les métiers industriels. Des programmes spécifiques visent à encourager la féminisation de professions traditionnellement masculines, à favoriser l’insertion professionnelle de publics éloignés de l’emploi et à promouvoir l’inclusion des personnes en situation de handicap. Cette ouverture à la diversité répond à la fois à un impératif d’équité sociale et à un besoin économique de diversification des viviers de recrutement.

En partenariat avec les médias, l’UIMM contribue à une meilleure couverture médiatique de l’actualité industrielle, trop souvent négligée au profit d’autres secteurs économiques. Cette présence médiatique renforcée permet de maintenir l’industrie dans le débat public et de rappeler régulièrement son importance stratégique pour l’économie nationale.

En 2026, l’UIMM s’affirme comme un acteur incontournable de l’écosystème industriel français, bien au-delà de sa fonction historique d’organisation patronale. Par la diversité et la qualité de ses services aux entreprises, son rôle structurant dans le dialogue social via la convention collective de la métallurgie, son investissement massif dans la formation industrielle et le développement des compétences, son accompagnement de la transformation digitale et de la transition écologique, l’organisation contribue significativement à la compétitivité et à la modernisation du tissu industriel national. Son réseau territorial dense garantit une proximité opérationnelle avec les entreprises de tous les territoires, tandis que son expertise économique et ses capacités d’innovation nourrissent une vision prospective de l’industrie française. Face aux défis considérables que représentent la quatrième révolution industrielle, la décarbonation, la souveraineté économique et l’attractivité des métiers, l’UIMM demeure un partenaire essentiel pour les entreprises industrielles françaises désireuses de conjuguer performance économique et responsabilité sociale.